Né à Belfort (90), j’ai grandi à Clapiers dès la petite enfance. Cette ville a connu mon tout premier engagement « citoyen » : en voulant défendre mes camarades d’école, je suis régulièrement délégué de classe, et j’hérite du surnom « SLogan » !

En grandissant, je m’engage dans des mouvements politiques et syndicaux, et participe à diverses luttes. Je milite pour le « non » au Traité Etablissant une Constitution pour l’Europe en 2005, je me mobilise contre le Contrat Première Embauche et contre la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités. À 17 ans, je décide de tout mener de front : combat politique, études … et travail.

Car je travaille déjà en parallèle de mes études, et je ne cesserai à aucun moment de le faire, jusqu’au doctorat que je poursuis actuellement en droit constitutionnel. Tout à tour aide à domicile, ouvrier, auto-entrepreneur dans le bâtiment, je ne perds rien de la réalité du terrain, tout en recherchant, dans les études de droit, d’autres instruments pour mener nos combats.

Mon engagement prend alors des formes variées. Avec d’autres jeunes de Clapiers, nous montons un festival, la Rue râle, qui est reconduit plusieurs années. Je m’engage auprès de la Cimade de Béziers pour les droits des étrangers. Politiquement, je me découvre plus épanoui en dehors de toute étiquette… et loin de me désinvestir, je trouve un second souffle avec le Front de gauche.

Réunis dans ce mouvement, nous menons plusieurs combats, pour la régie publique de l’eau, ou encore pour que soit organisé un référendum portant sur le passage en métropole. Au sein du Front de gauche, je mène alors plusieurs campagnes électorales. En 2012, nous montons une liste citoyenne aux élections municipales de Clapiers. Je deviens alors conseiller municipal dans l’opposition. En 2015, je suis suppléant aux élections départementales de l’Hérault. Aujourd’hui, toujours dans cette dynamique citoyenne, je suis candidat aux élections législatives.

Logan Girard

Je suis originaire du Nord Pas de Calais où j’ai passé une grande partie de ma vie et où j’ai élevé mes enfants. Je travaille dans l’éducation nationale que j’ai intégrée en 1978, tout d’abord en tant qu’institutrice, puis professeur d’école spécialisée et enfin comme psychologue. Ma dernière reconversion professionnelle correspond à mon arrivée dans l’Hérault en 2009, à l’université, et j’occupe maintenant un poste de psychologue scolaire dans l’Est montpelliérain.

Parallèlement à ma vie familiale et professionnelle, je me suis engagée dans la vie civile et associative. J’ai été présidente d’une association sportive et artistique pendant 12 ans ; je me suis impliquée avec Amnesty international et j’ai toujours été militante syndicale, ce qui m’a conduit à lutter activement pour de nombreuses causes.

Mon engagement a donc pris des formes multiples, dont des soutiens politiques, sans jamais avoir été moi-même candidate.

Par ma profession dans le bassin minier du Pas-de-Calais, j’ai pu appréhender les conditions de vie et les difficultés sociales des familles, liées en grande partie  aux conséquences désastreuses du chômage massif dans cette région.

Dès mon arrivée dans l’Hérault, en 2011, j’ai naturellement rejoint l’Assemblée citoyenne « Entre Lez et Vidourle », créée dans la dynamique du Front de gauche, et dans laquelle je m’investis depuis. J’ai adhéré à une liste aux dernières élections municipales, et depuis 5 ans, je mène avec Logan et les autres membres de l’Assemblée un travail de réflexion et d’action dans ce cadre citoyen.

Être candidate suppléante aujourd’hui représente une suite logique à cette implication citoyenne de terrain.

Marie-Françoise Ledoux

La 3ème circonscription de l’Hérault se situe à l’est du département, et s’étend, du nord au sud, de Garrigues à certains quartiers de Montpellier, et d’est en ouest, de Villetelle à Montferrier-sur-Lez. Ce territoire, assez peu étendu, est néanmoins très diversifié.

Les quartiers montpelliérains, depuis le quai des Tanneurs jusque derrière le zoo du Lunaret, constituent une zone urbaine dense, et forment, avec les communes adjacentes de la vallée du Lez (Castelnau-le-Lez, Clapiers, Jacou, Le Crès et Montferrier-sur-Lez) et celles qui s’ouvrent sur l’arrière pays (Castries, Vendargues, Baillargues, Saint-Brès, Saint-Geniès des Mourgues, Restinclières, Beaulieu, Sussargues, Saint-Drézéry et Montaud) le territoire métropolitain de la circonscription.

Déjà, les paysages se contrastent, et l’on passe progressivement des territoires urbains, qui regroupent facultés, hôpitaux et grandes zones commerciales, à des territoires périurbains, où ville et campagne s’équilibrent autour de « poumons verts ». Puis on laisse place aux vignes et aux cultures agricoles dans les territoires ruraux. La seconde partie de la circonscription est ainsi composée de Villetelle, Saint-Series, Saturargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saussines, Garrigues, Campagne, Buzignargues, Verargues, Saint-Christol, Galargues, Assas, Guzargues, Teyran et Saint-Jean de Cornies.

Cette diversité est la richesse de la 3ème circonscription. Elle amène avec elle une grande multiplicité de problématiques, qui touchent des citoyens placés dans des situations très variées.

Être député de la troisième circonscription, c’est donc représenter une telle diversité, celle des citoyens qui y vivent, au sein de territoires pluriels.

 

Un député est un membre du Parlement, élu au suffrage universel, chargé de représenter les citoyens. Cela est dû au fonctionnement de la Vème République, qui est une « démocratie parlementaire ». En d’autres termes, elle fonctionne démocratiquement grâce à un Parlement.

Ce Parlement est, en France, composé de deux « chambres », l’Assemblée nationale et le Sénat, qui sont, à quelques exceptions près, sur un pied d’égalité. Le rôle de l’ensemble des parlementaires, députés et sénateurs, est de faire les lois et de contrôler l’action du gouvernement. Mais, tandis que le Sénat est composé de 348 sénateurs, élus au suffrage universel indirect, qui représentent les territoires, c’est-à-dire les collectivités territoriales (communes, département, régions), l’Assemblée nationale est composée de 577 députés, élus, eux, au suffrage universel direct. C’est que ces députés sont liés « directement » aux citoyens, car ils représentent, eux, le peuple, la nation. Mais cette représentation est en réalité faussée.

D’abord, les députés sont censés représenter le peuple en faisant la loi. Et cette loi serait l’expression de la volonté générale parce que l’Assemblée nationale serait le reflet du peuple. Mais cela n’est pas exact, à deux égards.

Premièrement, les députés ont rarement une véritable légitimité populaire. En effet, très souvent, si l’on prend en considération l’abstention, les députés n’obtiennent pas la majorité absolue des suffrages, même au second tour ! En réalité, aux dernières élections, il n’y a que 17 députés qui ont été élus avec la majorité absolue des suffrages, et qui peuvent donc se prévaloir de représenter les citoyens. Et aucun de ces députés ne se trouve dans notre circonscription. Concrètement, dans la 3ème circonscription de l’Hérault, le second tour a opposé Fanny Dombre-Coste (PS) élue avec 54,84 % des voix, à Jean-Pierre Grand (UMP) ayant recueilli 45,16 % des suffrages exprimés. Ça, c’est la méthode classique de calcul. Maintenant, que se passe t-il si l’on prend en compte l’abstention et les votes blancs ? Les résultats sont les suivants : Abstention 41,02 %, Fanny Dombre-Coste 30,43 %, Jean-Pierre Grand 25,05 % et les votes blancs 3.48 % !

Deuxièmement, les députés ne représentent qu’une partie de la population. C’est la question de la composition sociale de l’Assemblée nationale. Ainsi, les classes populaires (ouvriers et employés) ne représentent que 2,6 % des députés pour 50,2 % de la population active en 2012 ! Les femmes 26.5 % des députés pour 51,5 % de la population ! Les moins de 30 ans 0,35 % des députés pour 12.4 % de la population. Dans les faits, de près ou de loin, les députés ne sont pas vraiment représentatifs de la population. Dans leur première fonction, faire la loi, leur légitimité est plus que remise en cause.

Ensuite, les députés sont censés nous représenter en étant un « contre-pouvoir » vis-à-vis de l’Exécutif. C’est la fonction de contrôle. Elle est quasiment inexistante elle aussi.

Premier point : les députés ne peuvent contrôler tout l’Exécutif, ils ne contrôlent que le Gouvernement, et non pas le Président de la République. Celui-ci est totalement irresponsable politiquement, alors même que, dans les faits, il est le véritable chef de la majorité.

Second point : les députés ne cherchent pas à encadrer le Gouvernement, alors même qu’ils disposent de certaines armes pour le faire. La saga de la loi travail nous a montré qu’ils étaient très réticents à voter une motion de censure. À bien y regarder, la séparation des pouvoirs n’est qu’une façade, et la responsabilité politique inexistante… Les députés, à force de ne jamais contrôler l’action du gouvernement, ne font que l’accompagner.

À bien observer le fonctionnement de notre système politique, la Vème République, seuls quelques élus parmi les citoyens contribuent à la rédaction de la Constitution et des lois.

Comme nous vivons dans une « démocratie parlementaire », les représentants politiques élus à qui nous pensons en premier sont les sénateurs et les députés. Nous n’avons pas tort : ils disposent effectivement d’une partie du pouvoir législatif. La Constitution leur reconnaît le droit d’émettre des propositions de lois. Mais, en pratique, celles-ci ne sont à l’origine que de 10 % des lois.

Comment expliquer ce paradoxe ? Par les équilibres institutionnels de la Vème République, ou plutôt par ses déséquilibres. Car cette « démocratie parlementaire » est organisée autour d’un principe, celui du « parlementarisme rationalisé ». Derrière ce terme, il faut comprendre que tout est fait pour que le Gouvernement fasse la loi, et non pas le Parlement. C’est la grande rupture de la Vème République avec les régimes précédents. Non seulement l’article 37 de la Constitution confère au Gouvernement un pouvoir normatif direct – on parle alors de pouvoir réglementaire – mais elle le dote aussi d’une compétence normative indirecte. Le Gouvernement dispose ainsi de la possibilité de soumettre des projets de loi, que le Parlement doit cependant approuver, sauf si le Premier ministre utilise l’article 49-3 de la Constitution.

Et le Gouvernement parvient toujours à faire passer ses réformes, car il dispose du « fait majoritaire ». Il est toujours assuré d’avoir une majorité docile à l’Assemblée nationale, et ce d’autant plus que cette majorité est de la même couleur que le Président de la République lui-même. Ce « fait majoritaire » a été renforcé depuis la révision constitutionnelle de 2000 qui a instauré le quinquennat, et à la suite de laquelle le calendrier des législatives a été inversé pour que les élections des députés suivent systématiquement l’élection présidentielle. Plus de cohabitation possible ! C’est la « majorité présidentielle » qui permet au Président de la République de « régner » sur les institutions, et qui rend les membres de l’opposition tout simplement impuissants.

Encore que ce règne soit en demi-teinte. Entre 50 % et 70 % des lois sont originaires des institutions de l’Union européenne. Ce sont les directives et les règlements communautaires. La Commission européenne domine le Parlement européen et d »un bout à l’autre de la représentation politique, nos élus n’ont que peu de pouvoir. Il y a aussi un ensemble d’acteurs discrets qui contribuent indirectement ou directement aux choix des lois. Les juges constitutionnels en font partie puisqu’ils ont le pouvoir de valider, de modifier et d’abroger des lois. Sous certaines conditions, ce contrôle de constitutionnalité peut se faire avant ou après l’entrée en vigueur d’une loi. C’est ce que l’on nomme la « démocratie constitutionnelle ». Enfin, il y a pêle-mêle : des cabinets d’avocats, des professeurs de droit, des lobbies, des Think Thank… Bref, pas mal de monde, mais surtout pas les citoyens ! Vous avez dit « démocratie » ?

Si notre « démo…quoi ? » fonctionne ainsi, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison, non? Deux explications prévalent pour expliquer ce phénomène. D’après la première, seuls quelques uns sont capables de savoir ce que doit être le droit. Autrement dit, la politique serait une question de spécialistes. Dès lors, les citoyens ne seraient pas compétents. La seconde affirme que quand bien même nous serions capables de choisir ensemble comment nous voulons vivre, il serait impossible de permettre à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent de contribuer à l’élaboration de la Loi. Nous ne partageons aucune de ces explications. Nous voulons que le citoyen soit le moteur de la République. Nous voulons faire la Loi.

Vous êtes absent, malade, infirme…vous pouvez voter par procuration pour Logan GIRARD.

Les électeurs absents ou ne pouvant se déplacer pour cause de handicap ou de mauvaise santé ont la possibilité de voter par procuration pour Logan GIRARD sur la 3ème circonscription de l’Hérault. Voici comment.

Dans quels cas est-il possible de voter par procuration ?

Vous pouvez voter par procuration pour les élections législatives les 11 et 18 juin si ces jours-là (article L71 du code électoral) :

–  vous êtes en vacances, absents pour le boulot ou en formation

– ou vous êtes handicapé voire votre état de santé ne vous permet pas de vous déplacer jusqu’ à votre bureau de vote

– ou encore vous assistez une personne infirme ou malade.

 

Comment faire ?

1.- Trouver une personne (appelée mandataire) qui accepte de voter à votre place et qui n’a pas d’autres procurations ou qu’une autre procuration établie à l’étranger. Cette personne doit impérativement être  inscrite sur les mêmes listes électorales que le mandant (celui ou celle qui demande à voter par procuration) mais pas forcément électrice du même bureau de vote.

2.- Remplir le formulaire spécifique vote par procuration vote par procuration après avoir lu la notice explicative

Attention si vous pouvez télécharger le formulaire en ligne et le remplir, il n’est pas possible d’établir une procuration en ligne. Il faut passer à l’étape 3 suivante.

3.- Se rendre à la gendarmerie, au commissariat ou au tribunal d’instance de votre lieu d‘habitation ou de travail pour faire valider la procuration. Il n’est pas nécessaire de se faire accompagner par le mandataire (la personne qui va voter pour vous).

N’oubliez pas une pièce d’identité (attention la carte d’électeur n’est pas une pièce d’identité), l’attestation sur l’honneur motivant votre absence le jour du vote (cette attestation est intégré au formulaire de vote par procuration).

S’il n’est pas possible de vous déplacer (handicap, état de santé), il faut très vite demander par simple lettre accompagnée d’un certificat médical ou d’un justificatif d’infirmité, à un policier ou un gendarme de venir à domicile établir la procuration.

Attention, il s’agit d’une démarche personnelle qui ne peut être faite par un tiers même un parent.

4.- Le jour du vote, la personne qui a votre procuration se rend à votre bureau de vote munie d’une pièce d’identité et de sa carte d’électeur… pour voter à votre place pour Logan GIRARD. Le récépissé de la procuration n’est pas obligatoire puisque le maire a reçu la procuration par envoi des autorité l’ayant établie.

Combien ça coûte et pour quelle durée ?

La procuration est établie sans frais pour une seule élection (1 et/ou 2 tours) ou pour un an au plus.

Notez bien que la procuration peut être résiliée à tout moment que ce soit pour en établir une nouvelle ou pas. Simplement la résiliation s’effectue auprès des mêmes autorités que ci-dessus.

Jusqu’à quand peut-on demander une procuration ?

En théorie, les procurations peuvent être établies à tout moment jusqu’à la veille du jour du vote.

En pratique, mieux vaut ne pas trop attendre puisque la procuration est envoyée à la mairie par courrier postal.

 

Liens utiles
– le site du ministère de l’Intérieur sur le-vote-par-procuration
– et n’oubliez pas, dans certains cas, il est encore possible de s’inscrire sur les listes électorales.